3 meilleurs conseils pour cultiver dans des conditions climatiques sèches

Alors que l'hiver s'estompe lentement, ce n'est peut-être pas la priorité absolue, mais il est toujours bon de se rappeler que les étés canadiens peuvent offrir des conditions de croissance difficiles.
Des étendues de fortes chaleurs et faibles précipitations (Conjuguée à l'appauvrissement des sols urbains/périurbains) peut priver vos plantes, arbres et arbustes d'humidité et de nutriments.
Les sols naturels sont dominés par un réseau dense de champignons mycorhiziens et des bactéries bénéfiques.
Collectivement, ces communautés de microbes bénéfiques (et la faune du sol qui vit avec eux) sont appelées les Microbiome du sol.
Malheureusement, lors de la construction de maisons, de routes, de places publiques, etc., il arrive souvent que seules des traces du microbiome du sol survivent. De ce fait, les sols de nos quartiers (et de nos jardins) sont généralement compactés, appauvris et instables.
En temps normal, nos sols urbains et périurbains absorbent à peine l'eau de pluie ; aussi, lorsque les journées sont longues, chaudes et sèches, le défi de faire pousser des pelouses, des plantes et des arbres sains devient encore plus ardu.
Face à ces conditions, voici 3 conseils pour vous aider à réussir votre jardin d'été :
1. Utilisez un paillis organique
Composée de matériaux naturels (comme l'écorce d'arbre, le compost propre, les feuilles mortes, etc.), une couche de paillis organique peut faire toute la différence entre un jardin d'été éclatant et un coin triste et fané.
En se décomposant, le paillis enrichit lentement le sol en matière organique, en nutriments et en humus, contribuant ainsi à restaurer un environnement propice au développement du microbiome du sol.
De plus, une couche supérieure de paillis servira de barrière de protection.entre le sol exposé et le soleil, le protégeant des rayons intenses et contribuant à réguler la température du sol.
Le paillis contribue également à limiter l'évaporation excessive de l'humidité du sol, ce qui nous évite de gaspiller de l'eau inutilement. De plus, il empêche la germination des graines de mauvaises herbes (toujours prêtes à envahir votre jardin).
Un autre problème lié aux sols exposés
La terre nue est exposée aux dommages causés par un facteur inattendu : la pluie. Les gouttes de pluie qui tombent possèdent une énergie cinétique surprenante ; la force hydraulique d'une goutte frappant la terre nue provoque la formation d'une croûte, ce qui entraîne le ruissellement de l'eau (au lieu de son absorption). Une fois la croûte formée, l'eau de pluie emporte avec elle de fines particules de terre, hors de votre jardin.(Qui l'eût cru ?)
Le sol ne doit jamais être exposé aux intempéries ; Lorsqu'on applique du paillis, la force des gouttes de pluie est absorbée par celui-ci, et l'eau est captée puis s'infiltre lentement dans le sol. Ainsi, les précipitations sont absorbées et retenues dans le sol.


2. Arrosez judicieusement
Faire fonctionner votre arroseur automatique en pleine canicule de juillet peut être amusant pour les enfants, mais ce n'est pas très bénéfique pour votre jardin.
La chaleur du soleil de midi est si intense qu'une grande partie de l'eau arrosée par votre système d'arrosage s'évapore avant d'atteindre les racines des plantes. Si l'eau n'atteint pas les racines, c'est un gaspillage d'une ressource limitée (et de plus en plus coûteuse).
Par temps chaud et sec, il est préférable d'arroser tôt le matin ou tard le soir. C'est meilleur pour le sol, pour vos plantes et pour l'environnement.
De plus, il est déconseillé (surtout en fin de journée) d'arroser le feuillage de vos plantes. De nombreuses maladies foliaires se propagent d'une feuille à l'autre par éclaboussures d'eau. Un petit problème peut rapidement s'aggraver. Il est donc préférable d'arroser au pied des plantes, directement sur la terre.
Une astuce d'arrosage astucieuse et peu technologique
Plutôt que d'utiliser un arroseur automatique, ou même d'arroser à la main, une excellente façon d'arroser votre jardin est d'utiliser un tuyau poreux.
Ces tuyaux d'irrigation simples et résistants peuvent être raccordés bout à bout et disposés dans votre jardin selon vos besoins. Ces tubes poreux diffusent l'eau lentement au niveau du sol. L'évaporation est minime et l'eau s'infiltre lentement et efficacement dans la terre. Vous pouvez également dissimuler le tuyau poreux dans (ou sous) la couche de paillis. Utilisez un programmateur d'arrosage pour contrôler la durée d'arrosage et profitez-en pour prendre un café ou humer le parfum des roses !


3. Réintroduisez des champignons mycorhiziens dans votre jardin.
De tous les composants qui constituent le microbiome du sol, le plus essentiel pour aider les racines des plantes à surmonter les conditions de sécheresse est peut-être le suivant : champignons mycorhiziens.
Un seul gramme de terre saine peut contenir plus d'un kilomètre de minuscules champignons mycorhiziens, ce qui est une bonne chose car les champignons mycorhiziens agissent en symbiose avec les racines des plantes, amplifiant la capacité de ces dernières à puiser l'humidité et les nutriments dont elles ont tant besoin.
Voici la bonne nouvelle…Il est facile de réintroduire des champignons mycorhiziens dans un sol appauvri, et ce n'est pas seulement une décision judicieuse face à la sécheresse estivale.
En introduisant du paillis organique dans votre jardin… en réintroduisant des champignons mycorhiziens dans le sol… et en arrosant judicieusement, vous réduisez également la dépendance croissante aux engrais synthétiques et faites un pas important en avant pour la protection de notre environnement fragile.
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